Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Salle 16
  • Salle 16
  • : Blog historique de la salle 16
  • Contact

Blog de la salle 16

 

Le blog de la salle 16

 

Rechercher Une Classe, Un Élève, Une Leçon...

RECHERCHE

Pour retrouver un(e) élève, une classe ou une leçon, utiliser le moteur de recherche interne ci-dessus.

(Attention à l'orthographe !)

Archives

30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 14:51

QUESTIONS

 

I. LE  PORTRAIT  DE  L’ESTRASSIER

1. Lignes 1 à 11

a) Lignes 1 à 5 : deux éléments qui caractérisent Ali :

            - "Pas vraiment de métier."

            - "Usé par la vie."

            - "Avoir bu trop de vin."

            - "N'a pas de domicile." 

            - "Pour avoir dormi dehors."

b) Il est chiffonnier : il récupère ce que les autres ont jeté pour tenter de le revendre. En effet, on lit : « "Tiens ! L’estrassier." » « Les chiffonniers qui vont de poubelle en poubelle et ramassent ce qui peut se vendre.  »

2. Lignes 2-3

a) Le rapport logique est la cause.

b) Parce qu’il avait dormi dehors et qu’il avait trop bu. (Parce que, ou : puisque, comme, etc.) 

3. Lignes 23-24

a) Le champ lexical dominant est celui de la guerre, de l’armée, du conflit… « Soldat », « assaut », « balles ».

b) On apprend là qu’Ali sait faire preuve de courage.

4. Ligne 38 : « avec d’infinies précautions »

a) Fonction : complément circonstanciel de manière.

b) Le trait de caractère mis en valeur : la délicatesse, le soin, la prudence, le scrupule…

c) Indice qui le confirme : « Sans oser approcher d’elle son visage à la barbe hirsute. »

 

II. LA  DÉCOUVERTE

1. Lignes 20-21

a) Cette phrase retranscrit les pensées d’Ali.

b) Il s’agit de discours indirect libre.

c) Au discours direct : "Qui a mis ce carton là, sur mon lit ? Peut-être qu’un autre gars de la chiffe a décidé de s’installer ici, sous le pont ?"

2. Lignes 27 à 36

La découverte s’effectue à travers les sens 1°) de l’ouïe et 2°) de la vue. En effet, on peut lire : 1°) « Il entendit quelque chose » (ligne 27), « une voix qui appelait » (ligne 28), « une voix d’enfant, une voix de bébé » (lignes 28 et 29), « la voix, claire… » (ligne 32), « elle appelait à petits cris répétés » (ligne 33), « la voix se mit à pleurer » (ligne 33). Et 2°)  « regarda autour de lui » (ligne 29), « pour voir d'où venait cette voix » et « Ali vit que le carton remuait » (ligne 34).

3. Nature de quelque chose : pronom indéfini.

4. Lignes 28-29

a) - « Qui appelait » : proposition subordonnée relative.

    - « Une voix d’enfant », « une voix de bébé nouveau-né » : groupes nominaux.

b) On découvre qu'il s'agit d'un être humain. Le passage précise la petitesse, donc la fragilité de l’être découvert ; il y a une sorte de gradation qui accentue l'impression de petitesse : carton > enfant > bébé > nouveau-né.

 

III. L’ENFANT  SOUS  LE  PONT

1. lignes 38 à 40

a) C’est le rapport de conséquence qui est exprimé par les expressions en italique. (Du moins après les « qu’ ».)

b) Les caractéristiques du bébé : la petitesse, la fragilité.

2. Ligne 43 : « Cette poupée vivante ».  C’est une personnification (ou une réification, selon le point de vue !) Il faut comprendre que l’enfant ressemble à une poupée, que sa seule différence avec une poupée, c’est qu’il est vivant. Points communs avec une poupée : « joli », « délicat », « léger » (ligne 42).

3. Lignes 44 à 46. Le bébé est en danger parce que :

            - Il est nu : « le bébé était tout nu » (ligne 45).

            - Le milieu est hostile : « L’air […] bouscula le carton » (ligne 44).

            - Il fait froid : « l’air froid » (ligne 44), « sa peau était rougie par le froid, hérissée » (ligne 45), « chair de poule » (ligne 46).

4. Le bébé est pour Ali d’abord une surprise : « C’était tellement inattendu qu’Ali s’arrêta » (ligne 29). Et il est pour lui l’occasion de démonrer de nouvelles qualités : la bonté, la délicatesse : « avec d’infinies précautions » (lignes 37 et 38), la générosité. C’est aussi un sujet d’admiration : « Il n’avait jamais rien vu de plus joli » (ligne 42). Enfin, cette découverte le valorise : alors qu’il est lui-même dans une situation précaire, voilà qu’il a l’occasion de protéger quelqu’un d’encore plus faible que lui, et en plus grand danger.


RÉÉCRITURE

  Ce matin-là, Ali et Marcel étaient fatigués. Ils pensaient à la bonne lampée de vin qu’ils allaient boire avant de se coucher […] sous leur(s) couverture(s) qui les abritai(en)t  du froid comme une (des) tente(s).

(Il était préférable de laisser au singulier « couverture » et « tente » : sous leur couverture qui les abritait comme une tente.)

 

DICTÉE

   Dans les villages, on ne lui donnait guère : on le connaissait trop ; on était fatigué de lui depuis quarante ans qu’on le voyait promener de masure en masure son corps loqueteux et difforme sur ses deux pattes de bois. Il ne voulait point s’en aller cependant, parce qu’il ne connaissait pas autre chose sur la terre que ce coin de pays, ces trois ou quatre hameaux où il avait traîné sa vie misérable. Il avait mis des frontières à sa mendicité.

Maupassant, Contes du jour et de la nuit.

 

 

RÉDACTION

• La rédaction doit avoir la forme d’un article de presse : au moins un titre, voire un chapeau, des intertitres…

• Deux parties :

1°) Narrative : on raconte l’histoire d’Ali depuis sa découverte de l’enfant.

2°) Explicative puis argumentative : commencer par informer sur la situation actuelle d’Ali, puis donner les raisons (deux ou trois) pour lesquelles cette enfant a changé la vie d’Ali.

• Éviter d’employer la première personne : le (la) journaliste ne parle pas de lui (elle)-même.

• Il faut tenir compte du fait que l’article est écrit plusieurs années après les faits racontés dans le texte, quand le (la) journaliste vient de découvrir ce qui est arrivé à Ali.

• Il n’est pas interdit de livrer une interview du S.D.F. (ou : de l’ancien S.D.F.)


   (Illustrations : le livre, et son auteur : J.-M. G. Le Clézio, Prix Nobel de littérature 2008.) 

Repost 0
Published by Gérard Manvussat - dans Cours
commenter cet article
18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 09:23

3e / Séquence 4 / L’opinion / Les modalisateurs

 

Dans son film Lettre de Sibérie (1957), Chris Marker démontre comment, sur les mêmes images, trois commentaires différents changent la signification du documentaire.

 

1. Iakoutsk, capitale de la République socialiste soviétique de Yakoutie, est une ville moderne, où les confortables autobus mis à la disposition de la population croisent sans cesse les puissantes Zym, triomphe de l’automobile soviétique. Dans la joyeuse émulation du travail socialiste, les heureux ouvriers soviétiques, parmi lesquels nous voyons passer un pittoresque représentant des contrées boréales, s’appliquant à faire de la Yakoutie un pays où il fait bon vivre.

 

2. Iakoutsk, à la sinistre réputation, est une ville sombre où, tandis que la population s’entasse péniblement dans des autobus rouge sang, les puissants du régime affichent insolemment le luxe de leur Zym, d’ailleurs coûteuses et inconfortables. Dans la posture des esclaves, les malheureux ouvriers soviétiques, parmi lesquels nous voyons passer un inquiétant Asiate, s’appliquent à un travail bien symbolique : le nivellement par le bas.

 

3. À Iakoutsk, où les maisons modernes gagnent petit à petit sur les vieux quartiers sombres, un autobus moins bondé que ceux de Paris aux heures d’affluence croise une Zym, excellente voiture que sa rareté réserve aux services publics. Avec courage et ténacité, et dans des conditions très dures, les ouvriers soviétiques, parmi lesquels nous voyons passer un Yakoute affligé de strabisme, s’appliquent à embellir leur ville, qui en a besoin…

 

 

Repost 0
Published by Gérard Manvussat - dans Cours
commenter cet article
29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 11:53
5e Verte 08-09

 1) Ophélie Dewite ~ Antoine Duhr ~ Dylan Dhondt ~ Céline Verchain ~ Quentin Lanoy ~ Dylan Leulliette ~ Océane Duponchelle ~ 2) Guillaume Lemaître ~ Lucas Vermeersch ~ Donatina Cnudde ~ Manon Péron ~ Mendy Accart ~ Alexis Loquet ~ Romain Tassart ~ Chloé Hotin ~ Kelly Geersen ~ 3) Louisiane Fluet ~ Paul Messemacre ~ Andy Richard ~ Paul Grandamme ~ Lucas Fournier ~ Chloé Mignien ~ Anaïs Bigotte ~ Fyona Briez ~ Abs. Sarah Bachtoune

Repost 0
Published by Gérard Manvussat - dans Classes
commenter cet article
24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 18:29
4e Indigo 08-09

 1) Julie Hénon ~  Juliette Delannoy ~ Coralie Damay ~ Mélinda Lecocq ~ Quentin Rossy ~ Jackie Beys ~ 2) Marie Sailly ~ Ophélie Rybak ~ Adeline Kételaëre ~ Stéphanie Dupire ~ Quentin Flasque ~ Julien Coloos ~ Donovan Lecoustre ~ 3) Jessy Guilbert ~ Amélie Fontaine ~ Élodie Delahaye ~ Karine Dournel ~ Jean-Baptiste Carpentier ~ Rémi Gest ~ Antoine Dufossé ~ Abs. Florian Bayard ~ Élodie Devouge

Repost 0
Published by Gérard Manvussat - dans Classes
commenter cet article
23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 08:36



 



   Voici un nouveau blog ; il n'existe que depuis août dernier. L'idée est notamment de relever et d'expliquer chaque jour une faute de français dans la page 2 (pas ailleurs !) du quotidien Nord littoral.  La page 2 a été choisie au hasard ; il n'est pas dit que je ne changerai pas un jour...
   En fait, là-dedans je ne m'occupe, justement, que de la rubrique "La faute de la page 2". "Une faute tous les jours ?!?" me direz-vous ? Mais oui, plusieurs même !
   Orthographe, vocabulaire, accords, tournures de phrase, ponctuation, typographie... la page 2 du journal offre une riche palette de fautes, dont la belle diversité me permet, du moins jusqu'à présent, de ne pas trop me répéter...

Repost 0
Published by Gérard Manvussat - dans salle16
commenter cet article
19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 09:06
4e Carmin 08-09

1) Sandy Somers ~ Noémie Legris ~ Mathilde Denis ~ Simon Roesch ~ Valentin Barbier ~ David Goasdoué ~ 2) Amélie Ryckembusch ~ Alison Caron ~ Pauline Israël ~ Estelle Zaman ~ Adrien Verhaeghe ~ Manon Houdaer ~ Julie Courco ~ 3) Cyril Ballet ~ Mathieu Laurent ~ Alex Coquerel ~ Alexandre Milliot ~ Noémie Teck ~ Céline Declerck ~ Olivier Vangheluwe ~ Louise Gillio ~ Abs. Valentin Bruneel

 

Repost 0
Published by Gérard Manvussat - dans Classes
commenter cet article
19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 08:47

Repost 0
Published by Gérard Manvussat - dans Cours
commenter cet article
10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 19:33
3e Verte 08-09

1) Rémy Gosselin ~ Rudy Lots ~ Maurine Tranain ~ Célia Vanden Bril ~ Morgane Demazière ~ Rémy Delmarre ~ Théophane Beaufils ~ 2) Clémence Martin ~ Roger Wadoux ~ Marie Codevelle ~ Julien Queval ~ Marc Dubail ~ Damien Delmet ~ Kévin Barnik ~ 3) Jordan Sergeant ~ Aurélie Depla ~ Lore Fasquel ~ Dimitri Hembert ~ Justine Recorbet ~ Soizic Gest ~ Aline Vallé ~ Mathieu Richard

 

Repost 0
Published by Gérard Manvussat - dans Classes
commenter cet article
7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 10:59

  En ce moment en 5e, à chaque début de cours de français, est lu un épisode du conte Babouk et Tiloto (Chimel Lourbt, 2008). Après chaque épisode, on vote pour ou contre la poursuite de la lecture. Stop, ou encore ! Si l’écrasante majorité des « pour » se maintient, on en a au moins jusqu’aux vacances de novembre !

 

   Nous avons interviewé l’auteur pour le blog de la salle 16.

 

Salle16.com : Chimel Lourbt, c'est votre vrai nom ?

 Chimel Lourbt : Non, c'est un pseudonyme. Mais il est formé des lettres de mes vrais nom et prénom. Ainsi, Chimel est mon prénom en désordre et Lourbt mon nom en désordre. Notez que mon vrai nom ressemble à celui d'un ministre en poste actuellement et que ce ministre vient du Nord. Hu hu !

 Salle16.com : Borloo ? À propos du nord, il en est beaucoup question dans votre conte ; on le voit tout de suite par les magnifiques dessins qui l'accompagnent. Est-ce que les noms des illustrateurs sont aussi des anagrammes ?

 Chimel Lourbt : Le Nord dont il est question dans ce petit roman est très, euh... très au nord, plus au nord que le nord de la France. Mais le nord de la France, je le connais, j'y ai vécu.

Les noms des illustrateurs sont aussi des anagrammes, en effet.

 Salle16.com : Est-ce que vous accepteriez de revenir sur les circonstances de la création de ce conte ? Qui en sont les auteurs, où vous l’avez créé, pour qui, quand…

 Chimel Lourbt : Ah ! c'est une assez longue histoire que vous me demandez de vous raconter là, presque aussi longue que celle de Babouk et Tiloto. Voilà. Disons que par un grand malheur, deux enfants que je connais bien, un petit garçon et une petite fille qui comme moi vivent sur l'île de La Réunion, dans l'Océan Indien, ont perdu leur deuxième papa ; le premier, ils ne l'avaient pas connu. Vraiment une grande tristesse. Je n'avais pas beaucoup de moyens pour les consoler. J'ai donc pensé qu'avec mes enfants à moi nous pourrions leur... raconter une histoire. Une histoire qui  les distrairait un peu de leur peine tout en la leur montrant d'une façon détournée - parce qu'on n'a pas toujours envie d'oublier complètement sa peine. Et nous avons décidé de présenter l'affaire en forme de farce : nous avons écrit à Mathieu et Léa sous de faux noms, en leur faisant croire qu'ils avaient gagné un concours mondial et que, du coup, ils allaient recevoir, par voie postale, un feuilleton spécialement écrit pour eux en 21 épisodes, illustré par deux grands aquarellistes (mes enfants). Et nous nous sommes mis au travail.

 Salle16.com : Ce conte raconte donc une histoire triste ?

 Chimel Lourbt : Au commencement, oui, ce feuilleton est une triste histoire. Pour la fin, je vous laisse juge, je n'en parle pas ici.

 Salle16.com : Oui, ne déflorons pas l'histoire ! J'ai beaucoup apprécié le rythme du feuilleton : il n'y a pas d'épisode faible, c'est intéressant à chaque fois ; et puis les petits appendices, en fin de chapitre, pour mettre le lecteur en haleine, sont vraiment réussis ! Vous êtes un auteur spécialisé dans les livres pour enfants ? Ou bien vous avez publié d'autres types d'ouvrages ?

 Chimel Lourbt : je ne suis spécialisé dans rien, hélas ! Mais j'aime beaucoup écrire pour les enfants, j'ai l'impression qu'ils lisent plus à fond que les adultes et qu'on peut se permettre, pour eux, toute sorte de fantaisie. Sinon, j'ai écrit quelques nouvelles et quelques poèmes. Et aussi des pièces radiophoniques.


L'auteur et les illustrateurs en réunion de travail



On peut lire ici les premières pages du conte.

Repost 0
Published by Gérard Manvussat - dans Cours
commenter cet article
26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 17:46

I.  UNE  SCÈNE  DÉCISIVE

 

1. Relevez précisément dans le début du texte les éléments qui indiquent où et quand se déroule la scène. (1 point)

Où : « à part », « dans un coin de la cour.

Quand : « une après-midi », « à la récréation de quatre heures ».

 

2. Lignes 32 – 33 : « Je me souviens encore du mystérieux effet que me produisit cette menace. »

a) Identifiez le temps de chacun des verbes. (0,5 point)

- « souviens » : présent.

- « produisit » : passé simple.

b) Donnez-en la valeur. (1point)

- Présent d’énonciation.

- Temps des actions du récit.

c) À quelle époque de la vie du narrateur renvoient-ils ? (1 point)

- Présent : l’âge adulte du personnage-narrateur, quand il se souvient ou écrit.

- P.S. : l’enfance du personnage-narrateur, quand il est à l’école avec le grand Michu.

 

3. Lignes 18 – 19 : « Il m’initia d’un ton un peu rude, comme un conscrit dans l’énergie duquel on a une médiocre confiance. »

a) Dans le contexte de la phrase, expliquez le sens du verbe « initier ». (0,5 point)

Initier : mettre au courant de choses plus ou moins secrètes, apprendre, enseigner, instruire, introduire…

b) Quelle figure de style est employée dans cette phrase ? (0,5 point)

La comparaison.

c) Expliquez le rapport qu’elle établit entre les deux personnages. (0,5 point)

Le grand Michu domine le personnage narrateur, qui n’est pas encore "dans le coup" : il n’est pas encore bien connu, il est débutant (« conscrit ») dans les relations de ce grand Michu, et celui-ci se méfie donc encore un peu de lui (« une médiocre confiance »). (Il n’était pas nécessaire de citer le texte.)

 

II.  LE  GRAND  MICHU  ET  LE  NARRATEUR

 

1. Dans l’ensemble du texte, relevez quatre mots ou expressions qui permettent de dresser un portrait physique de Michu. (1 point)

« Air grave », « grand », « gaillard », « poings énormes », « yeux gris », « voix grasse », « dignité d’homme mûr », « je ne te battrai pas » (ce qui sous-entend qu’il aurait pu le faire).

 

2. Lignes 2 à 5 : « Il avait un air grave qui me frappa d’une certaine crainte ; car le grand Michu était un gaillard, aux points énormes, que, pour rien au monde, je n’aurais voulu avoir pour ennemi. »

Relevez les deux propositions subordonnées. Précisez leur classe grammaticale. (1,5 point)

- « Qui me frappa d’une certaine crainte. »

- « Que, pour rien au monde, je n’aurais voulu avoir pour ennemi. »

Ce sont des propositions subordonnées relatives.

 

3. D’après vos réponses aux questions 1 et 2, précisez le sentiment que Michu inspire au narrateur. (0,5 point)

Michu lui inspire une certaine crainte ; de la peur.

 

4. Quel autre effet Michu produit-il sur le narrateur ? Relevez, dans la suite du texte, deux mots ou expressions qui justifient votre réponse. (1,5 point)

Michu lui inspire aussi une admiration, une attirance, du respect, une fascination. En effet, on peut lire : « flatté d’être de quelque chose avec le grand Michu », « une sensation délicieuse », « les joies cuisantes de mon nouveau rôle de complice », « en admiration », « le frémissement d’aise, l’air d’extase enthousiaste ».

(On voit bien que l’admiration est mêlée de crainte dans l’oxymore « joies cuisantes ».)

 

5. Lignes 32 – 33 : « Je me souviens encore du singulier effet que me produisit cette menace. Elle me donna un courage énorme. »

a) Donnez le sens de « singulier » dans le contexte de la phrase. (0,5 point)

Singulier : bizarre, étrange, extraordinaire, inattendu, original, étonnant…

b) En quoi cet adjectif est-il approprié pour évoquer la réaction du narrateur ? (0,5 point)

L’adjectif « singulier » est approprié parce que l’effet obtenu (le courage) est inattendu : il contraste avec ce qui l’a provoqué (la menace). On peut dire aussi qu’il est si surprenant que le narrateur s’en souvient encore.

 

III.  UN  SUJET  BIEN  MYSTÉRIEUX

 

1. Ligne 7 : « Veux-tu en être ? »

a) Quelle est la classe grammaticale de « en » ? (0,5 point)

Pronom (adverbial) ou adverbe (pronominal).

b) Que représente ce mot ?

Son référent est « le complot » (ligne 10). (On peut répondre aussi : la révolte, le plan, le projet, etc.)

 

2. Dans l’ensemble du texte, citez quatre indices qui soulignent le caractère mystérieux du projet de Michu. (1 point)

« Me prit à part, dans un coin », « veux-tu en être ? », « les confidences », « jamais peut-être éprouvées depuis », « un secret », « à voix basse ». Autre indice possible : l’emploi du style narrativisé pour rapporter les paroles (« Michu parlait », ligne 17), qui crée une ellipse dans le récit, entretenant le suspense, le mystère.

 

3. Lignes 33 à 35 : « "Bast ! me disais-je, ils peuvent bien me donner deux mille vers ; du diable si je trahis Michu !" »

a) Comment les paroles sont-elles rapportées ? (0,5 point)

Elles sont rapportées au style direct. (Soit dit entre nous, ce ne sont pas des paroles, mais des pensées.)

b) Que révèlent-elles sur l’état d’esprit du narrateur ? (0,5 point)

Le personnage narrateur est enthousiaste, heureux et excité de faire partie de la bande de Michu, d’être son complice ; il veut donc lui montrer qu’il a eu raison de lui faire confiance.

 

4. D’après l’ensemble des questions et votre lecture du texte, dites en quoi cet épisode a été déterminant dans la vie du narrateur.

Cet épisode a dû marquer le narrateur parce qu’il l’a changé : il est sans doute passé à cette occasion d’un garçon discret, docile, effacé, pusillanime, à un garçon plus audacieux, courageux, entreprenant, et aussi plus connu et reconnu, populaire.

 

RÉÉCRITURE

Lignes 17 à 22 : Vous réécrirez ce paragraphe en mettant les verbes au présent de l’indicatif, et en remplaçant « le grand Michu » par « les deux garçons ».

Aussi, pendant que les deux garçons parlent, suis-je en admiration devant eux. Ils m’initient d’un ton un peu rude, comme un conscrit dans l’énergie duquel on a une médiocre confiance. Cependant, le frémissement d’aise, l’air d’extase enthousiaste que je dois avoir en les écoutant finissent par leur donner une meilleure opinion de moi.

 

DICTÉE

    Ce jour-là ils traînaient le long des chemins et leurs pas semblaient alourdis de toute la mélancolie du temps, de la saison et du paysage.

    Quelques-uns cependant, les grands, étaient déjà dans la cour de l’école et discutaient avec animation. Le père Simon, le maître, la calotte en arrière et ses lunettes sur le front, dominant les yeux, était installé devant la porte qui donnait sur la rue. Il surveillait l’entrée, gourmandait les traînards, et, au fur et à mesure de leur arrivée, les petits garçons, soulevant leur casquette, passaient devant lui, traversaient le couloir et se répandaient dans la cour.

Louis PERGAUD, La Guerre des boutons

 

Dès le premier paragraphe, « leurs » indique que « ils » est au pluriel !

 

RÉDACTION

La révolte a lieu. Le narrateur est puni. Il écrit à sa mère pour raconter les faits et justifier sa participation au complot.

Rédigez cette lettre, qui comportera une partie narrative et développera les arguments avancés par le narrateur pour expliquer son adhésion au projet de Michu.

Lettre. Dans la lettre, « je » est donc le personnage narrateur : il faut se mettre "dans sa peau". Et « tu » désigne sa mère. Le narrateur n’a pas de nom dans le texte : on peut lui en inventer un (lors de la signature).

Récit. Dans la partie narrative de la lettre, c’est le passé composé qui convient le mieux. Comme le texte fait l’ellipse du détail du projet de révolte, et s’arrête avant qu’elle ait lieu, c’est le moment de l’inventer, sans contredire ni répéter le texte (chahut ? vandalisme ? attaque du personnel ? refus de manger ? gâchis de la nourriture ?…) On pourra aussi évoquer la punition.

Argumentation. Dans la partie argumentative (qui vient logiquement après le rappel des faits dans le récit), il faut trouver environ trois arguments (« en effet », « de plus », « enfin »…) défendant, justifiant la révolte de Michu : trois raisons de se révolter : discipline trop stricte ? injustices ? manque de liberté ? nourriture immangeable ? Un argument peut être une raison de se révolter, ou aussi une raison d’être l’ami de Michu…

Portrait d'Émile Zola par Manet. On reconnaît, en haut, à droite, la reproduction de L'Olympia, exposé en salle 16 près de la porte (à propos de la nouvelle de Fred Kassak : Iceberg).

Repost 0
Published by Gérard Manvussat - dans Cours
commenter cet article

Articles Récents

  • 6e Ivoire 12-13
    Grégoire Bayart ~ Florent Branly ~ Maëva Brasse ~ Camille Delrocq ~ Thomas Deroy ~ Giovanni Fouque ~ Juliette Fourcroy ~ Célia Gavois ~ Laura Hele ~ Héléna Janquin ~ Tessy Kupka ~ Louis Largillet ~ Matthieu Leblanc ~ Éléa Lefebvre ~ Lucas Legrand ~ Adeline...
  • 5e Ivoire 12-13
    Léa Brasselet ~ Steven Brasy ~ Emma Carton ~ Chloé Charles ~ Florian Cornil ~ Dorine Courdent ~ Manon Delmarre ~ Stanislas Hedel ~ Manuela Hilst ~ Lucas Lamirand ~ Élise Lavie ~ Élisa Lavoye ~ Céline Lefebvre ~ Coline Lemaître ~ Ludovic Lescieux ~ Marie...
  • 5e carmin 12-13
    Maxime Bosq ~ Romain Capon ~ Manon Coronado ~ Cassandra Croigny ~ Émilie Da Silva Soares ~ Antoine Dehecq ~ Natacha Delval ~ Nina Dupas ~ Chloé Fournier ~ Agathe Franque ~ Valentin Geeraert ~ Cyril Hecquet ~ Clément Henquez ~ Alexandre Journée ~ Juliette...
  • 3e Verte 12-13
    Océane Agneray ~ Anthony Beaurin ~ Théo Bosq ~ Margaux Chevalier ~ Jules Corbeau ~ Sacha Dewattine ~ Alexandre Dewite ~ Gaëlle Dewite ~ Charlotte Dubois ~ Ciryl Ducarton ~ Caroline Everard ~ Théo Fever ~ Dylan Fournier ~ Pierre Geeraert ~ Élisa Guilbert...
  • 3e Blanche 12-13
    Axel Baron ~ Emma Boulogne ~ Florian Clérentin ~ Allan Decoster ~ Romain Delille ~ Sarah Dulongcourty ~ Sullivan Everaer ~ Maxence Fasquel ~ Angèle Favier ~ Marine Lambert ~ Valentine Lannoye ~ Mathilde Lenglart ~ Valentin Manidren ~ Océane Muylaert ~...
  • ~ Brevet 2012 ~
    QUESTIONS sur le texte I. « Il était une fois... » 1. À quel genre appartient ce récit ? Justifiez votre réponse en donnant au moins trois indices. C’est un conte. Trois indices parmi ceux-ci : - « Il était une fois » (l’histoire est rejetée dans un passé...
  • ~ La 5e Blanche 11-12 en salle 16 ~

Avis aux potaches

Merci de signaler des erreurs (?) dans la catégorie 'Classes'.

Et, bien sûr, je suis preneur si vous avez une des photos de classes qui manquent ici !

~

prof.fr@wanadoo.fr

Catégories