Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Salle 16 - Gildas Tromeur
  • Salle 16 - Gildas Tromeur
  • : Blog historique de la salle 16
  • Contact

Blog de la salle 16

 

Le blog de la salle 16

 

Rechercher Une Classe, Un Élève, Une Leçon...

RECHERCHE

Pour retrouver un(e) élève, une classe ou une leçon, utiliser le moteur de recherche interne ci-dessus.

(Attention à l'orthographe !)

Archives

30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 13:51

QUESTIONS

 

I. LE  PORTRAIT  DE  L’ESTRASSIER

1. Lignes 1 à 11

a) Lignes 1 à 5 : deux éléments qui caractérisent Ali :

            - "Pas vraiment de métier."

            - "Usé par la vie."

            - "Avoir bu trop de vin."

            - "N'a pas de domicile." 

            - "Pour avoir dormi dehors."

b) Il est chiffonnier : il récupère ce que les autres ont jeté pour tenter de le revendre. En effet, on lit : « "Tiens ! L’estrassier." » « Les chiffonniers qui vont de poubelle en poubelle et ramassent ce qui peut se vendre.  »

2. Lignes 2-3

a) Le rapport logique est la cause.

b) Parce qu’il avait dormi dehors et qu’il avait trop bu. (Parce que, ou : puisque, comme, etc.) 

3. Lignes 23-24

a) Le champ lexical dominant est celui de la guerre, de l’armée, du conflit… « Soldat », « assaut », « balles ».

b) On apprend là qu’Ali sait faire preuve de courage.

4. Ligne 38 : « avec d’infinies précautions »

a) Fonction : complément circonstanciel de manière.

b) Le trait de caractère mis en valeur : la délicatesse, le soin, la prudence, le scrupule…

c) Indice qui le confirme : « Sans oser approcher d’elle son visage à la barbe hirsute. »

 

II. LA  DÉCOUVERTE

1. Lignes 20-21

a) Cette phrase retranscrit les pensées d’Ali.

b) Il s’agit de discours indirect libre.

c) Au discours direct : "Qui a mis ce carton là, sur mon lit ? Peut-être qu’un autre gars de la chiffe a décidé de s’installer ici, sous le pont ?"

2. Lignes 27 à 36

La découverte s’effectue à travers les sens 1°) de l’ouïe et 2°) de la vue. En effet, on peut lire : 1°) « Il entendit quelque chose » (ligne 27), « une voix qui appelait » (ligne 28), « une voix d’enfant, une voix de bébé » (lignes 28 et 29), « la voix, claire… » (ligne 32), « elle appelait à petits cris répétés » (ligne 33), « la voix se mit à pleurer » (ligne 33). Et 2°)  « regarda autour de lui » (ligne 29), « pour voir d'où venait cette voix » et « Ali vit que le carton remuait » (ligne 34).

3. Nature de quelque chose : pronom indéfini.

4. Lignes 28-29

a) - « Qui appelait » : proposition subordonnée relative.

    - « Une voix d’enfant », « une voix de bébé nouveau-né » : groupes nominaux.

b) On découvre qu'il s'agit d'un être humain. Le passage précise la petitesse, donc la fragilité de l’être découvert ; il y a une sorte de gradation qui accentue l'impression de petitesse : carton > enfant > bébé > nouveau-né.

 

III. L’ENFANT  SOUS  LE  PONT

1. lignes 38 à 40

a) C’est le rapport de conséquence qui est exprimé par les expressions en italique. (Du moins après les « qu’ ».)

b) Les caractéristiques du bébé : la petitesse, la fragilité.

2. Ligne 43 : « Cette poupée vivante ».  C’est une personnification (ou une réification, selon le point de vue !) Il faut comprendre que l’enfant ressemble à une poupée, que sa seule différence avec une poupée, c’est qu’il est vivant. Points communs avec une poupée : « joli », « délicat », « léger » (ligne 42).

3. Lignes 44 à 46. Le bébé est en danger parce que :

            - Il est nu : « le bébé était tout nu » (ligne 45).

            - Le milieu est hostile : « L’air […] bouscula le carton » (ligne 44).

            - Il fait froid : « l’air froid » (ligne 44), « sa peau était rougie par le froid, hérissée » (ligne 45), « chair de poule » (ligne 46).

4. Le bébé est pour Ali d’abord une surprise : « C’était tellement inattendu qu’Ali s’arrêta » (ligne 29). Et il est pour lui l’occasion de démonrer de nouvelles qualités : la bonté, la délicatesse : « avec d’infinies précautions » (lignes 37 et 38), la générosité. C’est aussi un sujet d’admiration : « Il n’avait jamais rien vu de plus joli » (ligne 42). Enfin, cette découverte le valorise : alors qu’il est lui-même dans une situation précaire, voilà qu’il a l’occasion de protéger quelqu’un d’encore plus faible que lui, et en plus grand danger.


RÉÉCRITURE

  Ce matin-là, Ali et Marcel étaient fatigués. Ils pensaient à la bonne lampée de vin qu’ils allaient boire avant de se coucher […] sous leur(s) couverture(s) qui les abritai(en)t  du froid comme une (des) tente(s).

(Il était préférable de laisser au singulier « couverture » et « tente » : sous leur couverture qui les abritait comme une tente.)

 

DICTÉE

   Dans les villages, on ne lui donnait guère : on le connaissait trop ; on était fatigué de lui depuis quarante ans qu’on le voyait promener de masure en masure son corps loqueteux et difforme sur ses deux pattes de bois. Il ne voulait point s’en aller cependant, parce qu’il ne connaissait pas autre chose sur la terre que ce coin de pays, ces trois ou quatre hameaux où il avait traîné sa vie misérable. Il avait mis des frontières à sa mendicité.

Maupassant, Contes du jour et de la nuit.

 

 

RÉDACTION

• La rédaction doit avoir la forme d’un article de presse : au moins un titre, voire un chapeau, des intertitres…

• Deux parties :

1°) Narrative : on raconte l’histoire d’Ali depuis sa découverte de l’enfant.

2°) Explicative puis argumentative : commencer par informer sur la situation actuelle d’Ali, puis donner les raisons (deux ou trois) pour lesquelles cette enfant a changé la vie d’Ali.

• Éviter d’employer la première personne : le (la) journaliste ne parle pas de lui (elle)-même.

• Il faut tenir compte du fait que l’article est écrit plusieurs années après les faits racontés dans le texte, quand le (la) journaliste vient de découvrir ce qui est arrivé à Ali.

• Il n’est pas interdit de livrer une interview du S.D.F. (ou : de l’ancien S.D.F.)


   (Illustrations : le livre, et son auteur : J.-M. G. Le Clézio, Prix Nobel de littérature 2008.) 

Partager cet article

Repost 0
Published by Gérard Manvussat - dans Cours
commenter cet article

commentaires

Articles Récents

  • 6e Ivoire 12-13
    Grégoire Bayart ~ Florent Branly ~ Maëva Brasse ~ Camille Delrocq ~ Thomas Deroy ~ Giovanni Fouque ~ Juliette Fourcroy ~ Célia Gavois ~ Laura Hele ~ Héléna Janquin ~ Tessy Kupka ~ Louis Largillet ~ Matthieu Leblanc ~ Éléa Lefebvre ~ Lucas Legrand ~ Adeline...
  • 5e Ivoire 12-13
    Léa Brasselet ~ Steven Brasy ~ Emma Carton ~ Chloé Charles ~ Florian Cornil ~ Dorine Courdent ~ Manon Delmarre ~ Stanislas Hedel ~ Manuela Hilst ~ Lucas Lamirand ~ Élise Lavie ~ Élisa Lavoye ~ Céline Lefebvre ~ Coline Lemaître ~ Ludovic Lescieux ~ Marie...
  • 5e carmin 12-13
    Maxime Bosq ~ Romain Capon ~ Manon Coronado ~ Cassandra Croigny ~ Émilie Da Silva Soares ~ Antoine Dehecq ~ Natacha Delval ~ Nina Dupas ~ Chloé Fournier ~ Agathe Franque ~ Valentin Geeraert ~ Cyril Hecquet ~ Clément Henquez ~ Alexandre Journée ~ Juliette...
  • 3e Verte 12-13
    Océane Agneray ~ Anthony Beaurin ~ Théo Bosq ~ Margaux Chevalier ~ Jules Corbeau ~ Sacha Dewattine ~ Alexandre Dewite ~ Gaëlle Dewite ~ Charlotte Dubois ~ Ciryl Ducarton ~ Caroline Everard ~ Théo Fever ~ Dylan Fournier ~ Pierre Geeraert ~ Élisa Guilbert...
  • 3e Blanche 12-13
    Axel Baron ~ Emma Boulogne ~ Florian Clérentin ~ Allan Decoster ~ Romain Delille ~ Sarah Dulongcourty ~ Sullivan Everaer ~ Maxence Fasquel ~ Angèle Favier ~ Marine Lambert ~ Valentine Lannoye ~ Mathilde Lenglart ~ Valentin Manidren ~ Océane Muylaert ~...
  • ~ Brevet 2012 ~
    QUESTIONS sur le texte I. « Il était une fois... » 1. À quel genre appartient ce récit ? Justifiez votre réponse en donnant au moins trois indices. C’est un conte. Trois indices parmi ceux-ci : - « Il était une fois » (l’histoire est rejetée dans un passé...
  • ~ La 5e Blanche 11-12 en salle 16 ~

Avis aux potaches

Merci de signaler des erreurs (?) dans la catégorie 'Classes'.

Et, bien sûr, je suis preneur si vous avez une des photos de classes qui manquent ici !

~

prof.fr@wanadoo.fr

Catégories